L’envers du décor

Écrire, c’est, la plupart du temps, une activité éminemment solitaire (je dis la plupart du temps, car certains écrivent à quatre mains, donc ils ne comptent pas). Forcément.

Quand un livre plaît, on encense l’auteur.

C’est clair qu’il le mérite, c’est lui qui souffre de la production de la matière première brute, il se charge de la gestation du manuscrit.

Une fois le dernier point posé à la toute fin de l’ultime phrase (même si un livre peut tout à fait finir sur un ? ou un !), l’auteur peut enfin remonter à la surface et se mêler au commun des mortels.

Commence alors un long travail d’équipe. Lire la suite

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Mort d’un sénateur

Alors, en préambule, je dois faire un mea culpa.

J’ai longtemps eu l’impression que les parutions des éditions De Borée ne pouvaient pas m’intéresser et me convenir, persuadée qu’elles ne proposaient que du roman de terroir pur et dur. Vous savez, l’histoire de Mémé Jaquotte et ses sabots de bois, ou les tribulations de Dédé dans sa ferme. Je n’ai rien contre, notez bien ! Il y a un lectorat pour ce genre, je n’en fais juste pas partie.

J’ai révisé mon opinion, car De Borée propose aussi une collection de romans historiques de très haute qualité.

C’est la cas de Mort d’un sénateur de Pascal Chabaud. Un polar historique qui se dévore aussi bien que les madeleines de Mémé Jaquotte 😉

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Septembre

SEPTEMBRE EN DEDICACES

Septembre n’est plus très loin, et ce ne sont pas moins de 3 gros salons qui se préparent.
Réservez vos dates !
Pusignan (69) : salon généraliste assez conséquent (pas loin de 150 auteurs), où j’aurai un stand auteur
Montluçonniales (03) : Salon plutôt axé imaginaire, j’y tiendrai un stand Livr’S éditions. Vous pourrez donc retrouver mes ouvrages ainsi que plus de vingt titres de Livr’S.
Aventuriales de Ménétrom (63) : Cosplay, Jedis et imaginaire seront au RDV en Terre du Milieu. Je serai sur le stand Livr’S avec mon titre #SeulAuMonde. Si vous désirez vous procurer d’autres titres, il faut impérativement me le signaler en amont pour que je prévoie d’amener des exemplaires.

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Charivari de Billom

Le 31 août de 14 h à 19 h et le dimanche 1er septembre de 10 h à 18 h, je tiendrai un stand à Charivalivre, le salon du livre du festival Charivari à Billom, dans le Puy-de-Dôme.

Deux jours d’immersion dans la vieille ville de Billom, un voyage dans le temps jusqu’au Moyen-Âge.

Concert gratuit, animations dans les rues, spectacles variés, jeu d’énigme grandeur nature, tir à l’arc, maquillage, repas d’époque… les occasions de s’immerger dans le passé ne manqueront pas.

programme charivari 

Si vous avez la possibilité de venir, n’hésitez pas, cette 16e édition du Charivari promet d’être aussi réussie que les précédentes !

Les photos de l’édition 2018 devraient vous mettre l’eau à la bouche 😉

billom

 

Judith chez Marlène

Marlène, du blog Riz-Deux-Zzz a lu et apprécié Comme un moineau.

« En bref, un roman noir au coeur de la banlieue telle que les médias nous la dépeigne : violente, ostracisée. Néanmoins, l’histoire de Judith est particulièrement touchante et permet d’avoir quelques moments émouvants d’amitié et d’amour. Quelques clichés résistent mais Céline Saint Charle réussit à passer au-dessus pour nous livrer un destin rythmé par de mauvais choix et des situations inextricables. »

Retrouvez l’intégralité de sa chronique ici

 

#SeulAuMonde

Le premier chapitre :

 

Vendredi 12 avril

Maggie tituba sur ses talons trop hauts, tira sur sa jupe trop
courte et entama l’ascension des trois étages qui allaient la mener
chez elle. Son équilibre instable la projetait contre le mur toutes les
trois ou quatre marches. Heureusement qu’elle avait pris sa journée
du lendemain en prévision de cette soirée entre filles ! Elle gloussa
en pensant à la tête qu’arborerait son patron si elle se pointait
au magasin après une cuite pareille. Il prendrait cet air pincé de
cul-bénit irréprochable qu’il affectionnait pour reprocher à ses
employées leur manque de tenue, ou leur mauvaise vie. Comme si
elles étaient dupes ! Il était de notoriété publique que ce monsieur la
sainteté montrait un net penchant pour les très jeunes filles. Quand
il s’en trouvait une pour passer outre l’effet repoussoir de sa grosse
bedaine alliée à son haleine aillée (souvent aidée par une poignée de
biftons de vingt livres glissés dans le décolleté), il jetait aux orties
femme, vertu et préceptes de Dieu. Alors, il pouvait bien aller se
faire voir ! Certes, Maggie était bourrée, et pas pour la première
ni la dernière fois. Elle ne menait pas une existence exemplaire et
avait eu un certain nombre d’hommes dans son lit, mais jamais, au
grand jamais, elle n’avait versé dans la chair mineure.

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